L’avancée technologique grâce à l’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus impressionnante voire inquiétante. En ce moment, certains chercheurs s’orientent vers la mise au point de la technologie dénommée “deepfake”.

Il s’agit d’une innovation qui permet le trucage de vidéos sans que ceux dans la vidéo n’ont rien à avoir avec ce qui y est dit. Et récemment, on a réussi à l’aide d’un algorithme à “donner vie à des tableaux” et “créer des vidéos de type “deepfake” simplement en saisissant du texte”.

Entre de mauvaises mains

C’est tout simplement inquiétant une technologie qui peut faire dire à une personne des mots qu’elle n’a jamais prononcés. Mais, pour le moment, la création de ces vidéos/trucage de vidéos n’est pas à la portée de tout le monde. Leur traitement s’avère très lourd et il faut y consacrer des jours pour un résultat satisfaisant.

Toutefois, c’est pas pour autant que les scientifiques restent les bras croisés. Des chercheurs des universités Stanford, de Princeton, de l’Institut Max-Planck avec Adobe à leur côté ont amélioré l’algorithme pour simplifier au max la réalisation des vidéos “deepfake”.

A titre d’illustration, la personne dans la vidéo suivante cite la phrase célèbre “J’aime l’odeur du napalm au petit matin” issue du film Apocalypse Now. Lorsque le script du texte est changé, ici remplacer “napalm” par “pain grillé”, le résultat laisse sans voix. On pourrait s’amuser à changer des extraits de la phrase et le résultat varie en conséquence. Ce qui pourrait être vraiment dangereux si entre les mains d’un individu malintentionné.

Fonctionnement

Selon les scientifiques, l’intelligence artificielle analyse une vidéo d’une personne qui parle. La durée de la vidéo est de 40 minutes au moins. L’IA scrute les mots et les phonèmes prononcés. Puis elle les associe aux mouvements de la bouche de la personne et de son visage.

Lorsque la transcription d’une vidéo est alors prête, on peut remplacer des mots pour permettre à l’IA la génération de la partie changée comme si aucune modification n’a été effectuée.

Mais selon encore les scientifiques, la langue que l’algorithme est capable de traiter est pour l’instant l’anglais. Et puis un autre aspect à améliorer : on peut réaliser seulement de moindres modifications. Encore du chemin à parcourir donc.