Le Premier ministre lors du conseil des ministres décentralisé à Antsiranana

Si ce ne sera pas un référendum constitutionnel, une ordonnance peut faire l’affaire. A l’occasion du premier conseil des ministres décentralisé, le président de la République a pris l’ordonnance qui modifie quelques dispositions de la loi n°2015-007 du 3 mars 2015. Des dispositions qui concernent les modalités d’élection et de désignation des sénateurs ainsi que le fonctionnement du Sénat.

Par conséquent, le Sénat ne sera pas supprimé. Seulement, le nombre des membres qui est de 63 sera énormément réduit pour être à 18. Un réel changement au niveau de la Chambre Haute qui s’avère bien acceptable si l’on se réfère à la campagne électorale de l’ancien candidat numéro 13 sur le problème du Sénat.

Et concernant les désignations et élections des sénateurs, le chef de l’État malgache en désignera 6. Là, cinq d’entre eux seront présentés par des groupements des forces économiques et sociales. De l’autre côté, les 12 restants seront élus avec deux sénateurs par province.

Révisé à la baisse

Par ailleurs, on assistera également à la réduction à presque la moitié du budget du Sénat. Avec un budget annuel de 33 milliards d’ariary, la Chambre Haute ne bénéficiera plus que 18 milliards d’ariary si la loi de Finances rectificative 2019 sera retenue.

Cette autre opération au niveau du Sénat démontre ainsi une volonté de changement. De plus, le régime Rajoelina porte bien le nom de son chef. Un TGV qui fonce à toute allure. Il n’attend même pas la fin du mandat des présents sénateurs, à savoir en février 2021 pour opérer les changements.

Enfin, pourvu que la population recevra les bénéfices de telles actions.