Crédit photo : Présidence de la République de Madagascar

Dix ans d’histoire, dix ans de souvenirs. La commémoration du 10 ans de la tuerie d’Ambohitsorohitra a été effectuée hier 7 février sur ce même lieu. Le massacre qui a fait 48 morts et de 180 blessés a marqué l’esprit du plus grand nombre durant ces années.

La cérémonie, commémorant ce jour de lutte, a été assistée par quelques partisans et personnalités politiques issues du MAPAR. Le président de la République Andry Rajoelina, le Premier ministre Ntsay Christian et les membres du gouvernement ont honoré de leurs présences cette célébration. Les familles et proches des victimes ont aussi été présents.

“Tombés pour la liberté”

Ainsi, les personnalités qui ont rendu hommage aux victimes du 7 février 2009 ont déposé des gerbes de fleurs sur la stèle de ceux “tombés pour la liberté” en face du palais. Par la suite, une cérémonie commémorative s’est tenue dans le jardin du palais d’Ambohitsorohitra. Les noms des 48 morts et des centaines de blessés ont été prononcés durant cette commémoration pour perpétuer leur mémoire.

Plus émouvant encore, l’on a écouté le récit de Solange qui se fondait en larmes en témoignant sa vie sans son père. En effet, à seulement 13 ans au moment du massacre, elle a perdu l’homme qui lui a donné la vie. Son père était tombé lors ce jour tragique du 7 février 2009.

Toutefois, selon son récit, le président Andry Rajoelina a pris en charge sa scolarité et l’a soutenu comme un second père. Aujourd’hui, la petite orpheline a réussi ses études et veut contribuer au développement du pays.

Émergence du pays en hommage aux victimes

Par ailleurs, pour rendre hommage aux partisans de la lutte de 2009, l’on a entendu résonner de nouveau l’hymne de cette révolution, le “Iny làlana iny”. De surcroît, les photos des victimes ont été affichées sur une représentation d’un pigeon blanc, synonyme d’espoir.

En outre, le président Andry Rajoelina, dans un discours lors de cette commémoration, a souligné que le massacre du peuple malgache pour des “raisons politiques” ne sera plus jamais accepté. Selon le président, la meilleure manière d’honorer les victimes du 7 février 2009 est de développer Madagascar.

Enfin, le chef de l’État a demandé le soutien du peuple malgache en affirmant que ” tous les projets de développement qui n’ont pas été faits depuis l’indépendance, nous allons les réaliser en peu de temps “.