Comme l’a promis le président de la République Andry Rajoelina, les prix des carburants vont effectivement baisser. Décision prise à l’issue de sa dernière rencontre avec les opérateurs pétroliers, hier.

Cette baisse à la pompe s’applique alors à partir d’aujourd’hui, 20 juin. Ainsi, le prix de l’essence a été réduit de 100 ariary, le gasoil de 150 ariary et le pétrole lampant de 500 ariary.

Insatisfaction

Plusieurs observateurs n’ont pas caché leur insatisfaction concernant cette baisse des prix des carburants qu’ils jugent modique voire “médiocre”.

Toutefois, les négociations des prix qui ont duré trois journées n’ont pas été faciles pour les parties prenantes. Du côté des pétroliers, les tarifs ont été réduits en tenant compte les taxes, les redevances, le prix de référence frontière, le coût du transport et du stockage et le coût de la distribution.

De l’autre côté, le chef de l’État a surtout tenu à veiller au mieux aux ménages situés en zone rurale avec la baisse de 500 ariary du prix du pétrole.

Stockage aux normes

Par ailleurs, d’autres décisions ont également été prises lors du troisième jour de négociation entre l’État et les pétroliers. Le président Rajoelina a notamment tenu à ce que les dépôts de carburant soient aux normes internationales.

Autre décision, le stock de sécurité de carburant sera rallongé à 45 jours au lieu de 21 jours. Et, pour un souci de sécurité et de conformité, le dépôt de carburants se situant à Ankorondrano sera déplacé en dehors de la ville. Les autres dépôts en province devront également suivre cet esprit.

En outre, les rémunérations des gérants de station service seront rehaussées… Alors, prenant en considération toutes ces hausses et baisses, les frais de transport ne devraient-ils pas aussi baisser ?