Au Maroc, à Marrakech, le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU a été approuvé de manière formelle ce lundi 10 décembre. La conférence a alors réuni 150 pays. Le 19 décembre prochain, le texte du « Pacte de Marrakech » doit être soumis à un dernier vote de ratification à l’Assemblée générale des Nations unies.

Le texte de ce pacte compte 23 objectifs qui  ont pour idée principale la mise en place de « migrations sûres, ordonnées et régulières ». Mais, il a vite déchaîné les passions parmi les internautes. Certains en ont même lancé des rumeurs fantaisistes sur le futur de la France.

Toutefois, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,  a rassuré les esprits en déclarant lors de l’ouverture des débats: « Ce moment est le produit inspiré d’efforts. Nous ne devons pas succomber à la peur ou aux faux narratifs (sur les migrations) ». Il a entre autres dénoncé les mensonges répandus sur ce pacte.

Le texte a également fait l’objet d’autres avis différents. Les défenseurs des droits de l’Homme estiment une insuffisance dans le texte. Ils trouvent surtout insuffisant l’accès des migrants aux services de base, l’aide humanitaire ou les droits des travailleurs.

Retrait de la décision de certains pays

Le « pacte de Marrakech » qui vise « une migration sûre, ordonnée et régulière »  a réuni 150 pays au Maroc dans une conférence intergouvernementale. En raison de diverses causes, une quinzaine de pays ont retiré ou ont fait part du gel de leur décision sur cet accord alors que la conférence devait être seulement une étape formelle.

Le texte, étant non contraignant recense 23 objectifs. Parmi ces 23 points, l’objectif  17 du pacte spécifie l’engagement des États « à éliminer toutes les formes de discrimination et à condamner et combattre les expressions, les manifestations et les actes de racisme, de discrimination raciale, de violence et de xénophobie visant tous les migrants » . Le  pacte recense aussi des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations. Enfin, il interdit les détentions arbitraires des migrants.