Le Brexit défraye la chronique en Grande Bretagne. Des manifestations anti-Brexit voient le jour dans divers endroits. Samedi, par exemple, des centaines de milliers de personnes ont défilé à Londres. Elles réclament un nouveau référendum.

Par ailleurs, une pétition en ligne contre la sortie de l’Union européenne a rassemblé plus de 5 millions de signatures, dimanche.

Pour Theresa May, chef de Gouvernement britannique, cette semaine a toute son importance. Dimanche, elle était en pleines consultations pour le Brexit. Cette sortie de l’UE ayant été prévue pour le 29 mars mais a été reportée pour le 12 avril prochain.

Loin d’être gagné

La première ministre tente une séparation en douceur avec l’UE. Elle essaye de rassembler des députés britanniques derrière son Traité de Brexit. Toutefois, l’accord n’est pas gagné d’avance. Les députés sont loin d’être convaincus.

En outre, selon un porte-parole de Downing Street, Theresa May était en “réunion de crise”, dimanche, avec “ses collègues”. La réunion se déroulait dans la résidence de campagne de la Première ministre à Chequers. Quant à ceux qui assistaient à la réunion, on identifiait des Brexiters influents à l’instar de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, et Jacob Rees-Mogg, président de l’European Research Group (ERG).

Pour l’Union européenne, deux choix s’offrent à Theresa May : une sortie ordonnée de l’UE en cas de vote de l’accord ou l’organisation des élections européennes jusqu’au 12 avril pour permettre la demande d’un nouveau report. Dans les autres cas, on pourrait assister à un Brexit sans accord.

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