Voici une lettre de Ramose Rakoto, un citoyen malagasy pour cette journée internationale contre la faim.

Madagascar est bien connu comme un pays pauvre. C’est un fait. On observe ici et là des gens pauvres, des enfants qui n’ont eu rien à manger. Vous savez certainement leur sensation? Eh, bien! Ils ont faim.

Les jours se suivent pour former mois et années. La situation de notre pays demeure la même. Tant de malgaches sont démunis. Ils n’ont pas grand chose. Ils vont à l’école sans avaler une miette. Ils prennent la route pour demander aux passants, aux conducteurs et voyageurs d’autobus: des fois 100Ar, 200Ar ou même rien. Ils ont encore faim.

A ce jour, on célèbre la journée mondiale contre la faim. Mais eux, ils célèbrent chaque jour la journée de la faim. Ils semblent toujours là dans ces coins où on les voit souvent. Seule la grace de Dieu les tient, probablement pour un avenir meilleur.

Et nous? Avons-nous faim? Que peut-on y faire?

Nous sommes plus de 20 millions d’habitants dans ce pays. Nous sommes là pour participer à l’histoire nationale. Par nos actions, on inspire la vie ou on l’enlève.

Aujourd’hui, chers compatriotes malagasy, sensibilisons-nous. Aujourd’hui et demain. Aujourd’hui, ne passons pas devant eux sans leur donner un peu de sourire, de notre sourire. Souvenons-nous d’eux. Souvenons nous qu’ils ont faim et nous avons tous eu cette sensation. Aujourd’hui, controns la faim. Partageons le petit criquet dans notre poche secrete: celui qu’on appelle: ” valala iray ifanapahana”.

Aujourd’hui, controns la famine. Agissons-nous.

Chers malgaches, Rappelez-vous de cette journée. Chers compatriotes, il est mieux de donner que de recevoir. Alors, controns la famine, donnons de la nourriture aux pauvres et à ceux qui en ont besoin. Aujourd’hui, soyons tous rassasiés.
Que Dieu bénisse notre pays.

Ramose Rakoto

Transmise par Daniel Randria