Les secours arrivaient pour prendre le relais – Illustration Pixabay

A Lens, en France dans le lycée Saint-Paul, un professeur de 58 ans enseigne les mathématiques à ses élèves comme tous les jours. Un lundi après-midi, tout était normal. Soudain, environ à « 14h 44 », le professeur a été pris d’une douleur à la poitrine et tombe en pleine classe. Il a été pris d’un malaise cardiaque. C’était le 12 novembre.

Instinctivement, d’autant plus qu’elle connaît les gestes de premiers secours, Nassima une élève de 18 ans court vers le professeur. Aidée d’une autre élève, elle entame le sauvetage du quinquagénaire.


« Les gestes venaient très vite. J’ai pris sa main pour sentir son pouls, son cœur battait. Je lui ai dit : «Serrez ma main», il n’a pas réagi. Sa respiration s’est espacée et il n’a plus eu de pouls, il est devenu tout bleu.  »

racontait Nassima.

En même temps, Rémi un autre élève de la classe appelle le 15 et renseigne bien le médecin du Samu. Puis, étant aussi connaisseur des gestes de premiers secours, il entame un massage cardiaque.

Forts d’un PSC1

Plus tard, un membre du personnel du lycée apporte un défibrillateur. Ne permettant de faire qu’un seul « choc », l’appareil a été vite remplacé. Rémi reprend alors son sauvetage. Puis les secours arrivèrent et le professeur a été emmené à l’hôpital.

Pour les deux adolescents Nassima et Rémi, leur intervention leur « a paru une éternité  », ce qui n’a duré que quelques minutes en réalité. Pour Rémi, il avait « l’impression d’être dans un vide ».

Aujourd’hui, leur professeur est en vie grâce à ses élèves et au PSC1 ( Prévention et secours civiques de niveau 1 ), une formation que deux d’entre eux ont suivie. Il est à noter que cette formation est dispensée dans les établissements scolaires sans pour autant être obligatoire ni gratuite.

Enfin, pour Nassima concernant le PSC1, elle dit qu’«  il faudrait que tout le monde l’ait ».